Jeudi en début d’après-midi, onze obus sont tombés en deux temps dans divers quartiers de la ville de Goma notamment les quartiers Katindo gauche, Murara, Office et dans la proche banlieue de Munigi. Cette pluie de bombes a provoqué des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, notamment une femme morte à Munigi avec ses trois enfants, 12 blessés. L’école anglicane du quartier Office 2 a été gravement endommagée.
Une chose semble être certaine selon les premières indications fournies par les experts : le plus grand nombre de tirs à la roquette provenaient du territoire de la République du Rwanda, plus précisément des localités de Mukamira et de Rugero dans le district frontalier de Rubavu et de la localité de Mahuku. Le Gouvernement de la RDC attend de son voisin une explication sur ces faits particulièrement graves.
On notera que ces attaques sanglantes visaient délibérément la population civile de Goma car les affrontements militaires proprement dits entre les FARDC et la coalition dénommée M23 se déroulaient à plus de 15 kms du chef-lieu du Nord Kivu. Il faut bien en déduire qu’on se trouve en face de crimes de guerre au sens du droit international. Le Gouvernement de la RDC invite les Nations Unies et la CPI à les traiter comme tels…
Au regard de l’expérience de décembre 2012, l’empressement des officiels rwandais à attribuer ces bombardements aux FARDC a priori, alors qu’une bonne partie de cette frontière est contrôlée par diverses forces négatives dont le M23 et les FDLR, fait croire en la possibilité d’une stratégie préméditée qui ne trompe plus personne. Nous sommes tristes de devoir constater que la déstabilisation systématique du Kivu et la balkanisation de la RDC restent bel et bien à l’agenda de certains cercles à Kigali en dépit des engagements en sens contraire pris lors des rencontres internationales par nos collègues de ce pays voisin.
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