Pages

mardi 3 septembre 2013

RDC : LE RWANDA S'OPPOSE A L'ARRESTATION DE DEUX MEMBRES DU M23, KAZARAMA et ERICK MBONEZA A L'ONU

Ce pays a bloqué une initiative franco-allemande visant à sanctionner deux des responsables du M23. Il s’agit du Porte-parole militaire, le Colonel Vianney Kazarama et le Commandant Erick Mboneza qui, selon l’Onu, avaient commis des crimes qui les exposent à des sanctions.
 
kazaramaDepuis les révélations faites par plusieurs rapports d’experts de l’Onu, sur l’appui avéré du Rwanda aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), Kigali n’arrête pas de faire la tête de mule. Et, décidément, il n’a plus besoin de se voiler la face, pour montrer son inconditionnel soutien à sa créature. En effet, la semaine dernière, précisément le mercredi 28 août, ce pays a bloqué une initiative franco-allemande visant à sanctionner deux des responsables du M23. Il s’agit du Porte-parole militaire, le Colonel Vianney Kazarama et le Commandant Erick Mboneza qui, selon l’Onu, avaient commis des crimes qui les exposent à des sanctions. Pour lever l’option de ces condamnations, le Conseil de sécurité de l’Onu s’est notamment, appuyé sur un de ses rapports qui affirmait que le Commandant Mboneza et un autre Officier du M23, le Colonel Kaina, ont été vus en compagnie d’officiers rwandais entre mars et mai 2013.
 
Convaincues de l’infiltration des troupes rwandaises sur le sol congolais ces derniers jours, les Nations Unies ont décidé d’agir, ont rapporté certains diplomates de l’Onu. Pour ce faire, le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a contacté le président rwandais, Paul Kagame pour « lui demander instamment de faire preuve de retenue », peut-on lire, dans un compte-rendu d’Edmond Mulet, Sous-secrétaire général en charge des opérations de maintien de la paix.
 
Cependant, personne ne sait encore si cette demande trouvera gain de cause auprès du dirigeant rwandais. D’ailleurs, le patron de la Monusco, Martin Kobler, a, lui aussi, séjourné à Kigali où il a rencontré le ministre des Affaires étrangères rwandaises, Louise Mushikiwabo pour discuter de ce problème sécuritaire. Le Représentant spécial compterait également prendre langue non seulement avec le Chef de l’Etat rwandais mais également, avec les cinq diplomates des pays membres permanents du Conseil de sécurité accrédités à Kigali.
 
Qui est derrière Kagame ?
L’évolution du dossier congolais au sein du Conseil de sécurité de l’Onu inquiète plus qu’elle ne rassure. Du côté congolais, l’on brûle d’impatience. Les populations meurtries par les affres du M23 ne jurent que par l’entrée en lice de la Brigade d’intervention de la Monusco qui a reçu mandat de traquer les forces négatives parmi lesquelles figure l’impénitent mouvement du M23. Au total, 15 pays membres de l’Onu réclament unanimement « le désarmement et le démantèlement des groupes armés », dont le M23.
Seulement voilà, Kigali, à lui seul, bloque des résolutions et sanctions contre sa créature. C’est ce que tente de faire comprendre certains diplomates accrédités à l’ONU. Selon ces derniers, le Rwanda a bloqué, le mardi 27 août, une proposition franco-allemande sur des sanctions contre ces rebelles. Et d’ajouter qu’il s’est aussi opposé à plusieurs projets de déclaration du Conseil de sécurité sur la situation à l’Est de la RD. Congo.
 
Cependant, une question se pose sur le poids que pourrait avoir ce pays de mille collines sur les membres permanents du Conseil ?
Quelle est donc cette puissance qui accompagne Kagame dans ses forfaits ?
Difficile à y répondre, pour l’instant. Car, de façade, même ceux qui se comptent parmi ses alliés les plus fidèles, passent du temps à condamner son soutien à ses poulains du M23.
http://genocide-est-rdc.blogspot.com/2013/09/le-rwanda-soppose-larrestation-de-deux.html

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire